Slow apiculture ®   
AU DELA DU LABEL BIO 

slow apiculture

Une histoire d'abeilles et d'Hommes 

Depuis la nuit des temps, l'Homme utilise les produits de la ruche pour se nourrir et se soigner. Si des peintures rupestres, vieilles de 12 000 ans, témoignent de l'activité des 1ers chasseurs cueilleurs, ce n'est qu'au moyen âge que l'apiculture, c'est à dire l'élevage des abeilles, commence à être mentionnée dans quelques traités agricoles.  

Jusqu'au 18eme siècle cependant, les récoltes de miel se font aux dépends des colonies d'abeilles qui sont détruites et pillées de leur précieuse ressource. 

Le burn out des abeilles? 

Il y a 300 ans environ, une nouvelle forme d'apiculture voit le jour ; des hommes cherchent le moyen de récolter le miel sans sacrifier les abeilles.  Un siècle d'inventions plus tard, les premières ruches telles que nous les connaissons apparaissent. 

Si pour certains apiculteurs, la quête est celle d'une pratique de l'apiculture respectueuse des abeilles, d'autres y verront l'occasion de soumettre les colonies à leurs exigences de rendement.  

Au cours du siècle dernier, l'apiculture "moderne" et professionnalisée a finalement bouleversé le mode de vie que menaient les abeilles sociales depuis plus de 20 millions d'années.  

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Désormais soumises aux lois de la productivité, les colonies sont renouvelées et optimisées à grand renfort d'hybridation, de sélection, d'insémination artificielle, d'élevage intensif; elles se doivent d'être rentables. Y compris en BIO... 

 
Dés 1923, Rodolf Steiner prévoyait que l'élevage intensif des abeilles mettrait leur vie en péril durant le siècle à venir. 90 ans plus tard, alors que nous sommes confrontés à une mort massives des abeilles partout à travers la planète, ses idées s'avèrent d'une étonnante actualité.

Et si les abeilles faisaient elles aussi un "burn out"?

"Slow apiculture ®" : à la recherche de la danse véritable des abeilles 


Sans doute est t-il temps de retrouver le bon sens, tout simplement, d'une collaboration juste et équilibrée entre les Abeilles et les Hommes?  C'est ma conviction et c'est le chemin que j'ai choisi de parcourir. Je prends soin de mes abeilles en apprenant tous les jours à mieux les connaitre pour mieux les respecter. 

J'avance au rythme de la nature sur la voix d'une apiculture responsable et durable, réellement en lien avec "l'intelligence du vivant".


Elevage naturel

Dans la nature, la règle de reproduction des colonies d’abeilles est l’essaimage naturel. Lorsqu’il se produit, une partie des abeilles quitte la ruche avec la vieille reine alors que les abeilles restantes en élèvent une nouvelle qui, plus jeune et plus féconde, donnera un nouveau souffle de vie à la colonie.   


L’apiculteur, par toutes sortes de méthodes, cherche à éviter l’essaimage pour préserver la  productivité de ses colonies. Parmi les plus douteuses, l’une d’elles consiste à mutiler la reine pour l’empêcher de quitter la ruche.  Celle qui est la plus couramment employée est de remplacer artificiellement la vieille reine par une autre, plus jeune. Actuellement, les apiculteurs observent des problèmes de fécondité des reines et il est fréquent qu’elles soient remplacées tous les ans.


 Les apiculteurs pratiquent également, afin d’élever de nouveaux essaims, l’essaimage artificiel. Ce travail consiste à prélever des cadres d’abeilles dans une colonie et, le plus souvent, d’y introduire une jeune reine, élevée à partir d’un œuf introduit sur un cadre spécial (picking) et disposé dans une ruche sans reine.  Dans cette ruche éleveuse, les nourrisses orphelines élèvent plusieurs dizaines de reines à la fois qui, peu avant leur naissance, sont déplacées à nouveau dans des couveuses pour y naitre. Elles sont alors soit fécondées artificiellement, soit introduites vierges dans le jeune essaim pour être fécondées en vol libre.

La nécessité impérieuse d’élever de nombreuses colonies pour pallier aux mortalités massives d’abeilles d’une part et d’autre part les objectifs de productivité ont amené les apiculteurs à élever des reines de façon intensive. Ceux qui ne peuvent ou ne veulent produire leurs reines, ont la possibilité de les acheter à des éleveurs spécialisés, de plus en plus nombreux. Aujourd’hui, des 10aines de milliers de reines d’abeilles circulent à travers le monde dans de petites cages et sont livrées par transporteur aux apiculteurs qui en ont fait la commande. Ces reines, caucasiennes, buckfast, italiennes… arrivent depuis l’Argentine, la Grèce ou la Roumanie sur notre territoire. Une part importante de la production de miel en France est liée actuellement à cette pratique.

En apiculture naturelle, il n'est pas question d'intervenir dans l'élevage, le choix ou la fécondation par voie artificielle des reines. 

Une cire d'abeille Pure et Naturelle

Les abeilles vivent, élèvent leur couvain et stockent leurs provisions sur des constructions de cire. Les jeunes abeilles, à partir de leur 12eme jour de vie deviennent bâtisseuses ou cirières et ont en charge la construction des rayons de la ruche. Pour cela, elles sécrètent à partir de leurs glandes cirières, de minces lamelles d’un liquide spécial qu’elles malaxent et mêlent à du pollen et de la propolis afin de le transformer en cire. Il est dit que pour fabriquer 1 kilo de cire, les abeilles consomment 10 kg de miel.

De fait, et toujours dans un objectif de rentabilité maximale, un marché à fort potentiel a vu le jour : celui de la vente de cire gaufrée.

Ces cires se présentent sous forme de feuilles alvéolées que l’apiculteur fixe sur un cadre. Celui-ci est alors introduit dans la ruche et les abeilles n’ont plus qu’à étirer cette cire pour fabriquer leurs alvéoles.
En leur évitant de produire cette cire via leurs glandes, l’apiculteur évite que les abeilles ne consomment un miel qui viendra donc potentiellement augmenter la récolte.


De plus, ces feuilles de cire sont pré-formatées pour qu’en les étirant, les alvéoles ne puissent accueillir que des larves d’abeilles femelles. Les alvéoles de mâles, faute de place, sont reléguées aux abords des cadres. Leur population dans la ruche se voit ainsi nettement diminuée au profit de celle des abeilles, plus productives ! Dans la nature pourtant, les mâles comptent environ 30% de la population d’une colonie…

Les feuilles de cire gaufrée ne sont donc pas un avantage et j'ai adopté, non sans l’avoir au préalable essayé, la technique du cadre à jambage .

Cette méthode consiste à proposer aux abeilles un cadre équipé d’une fine amorce de cire afin qu’elles s’y accrochent et d’un jambage positionné en travers qui, à l’instar du modèle naturel, va permettre de consolider, à terme, la construction.

D’une part, les colonies vivent sur des cires neuves qu’elles ont-elles mêmes fabriqué, contrairement aux feuilles de cire industrielles fabriquées à partir de cires d’opercules recyclées pouvant être contaminées par des molécules chimiques liées aux pollutions environnementales et aux traitements utilisés dans les ruches. Même les cires biologiques peuvent ne pas être exemptes de résidus.

D’autre part, toujours dans un souci d’équilibre pour la colonie, il est essentiel de laisser les abeilles exercer leur fonction cirière ; ce qui est beaucoup moins le cas avec les feuilles de cire gaufrées.

En façonnant elles-mêmes leurs alvéoles, les abeilles peuvent de surcroit équilibrer comme elles l’entendent leur population de mâles.

Ce ne sont que quelques uns des avantages que j'ai trouvé au cadre à jambage. Qu’il rende les colonies moins productives reste à prouver… Encore une fois, c’est certainement en favorisant le bien être des abeilles et non leur productivité à cours terme, que nous les rendrons plus fortes.





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